Pourquoi le témoignage est au cœur du procès
Au Canada, la preuve dans un procès criminel est presque toujours orale. Le ouï-dire est, sauf exception, exclu. Cela signifie que pour faire entrer une information au dossier, il faut un témoin, une chair, une voix, un serment. Le juge des faits — juge seul ou jury — tranche en se demandant : qui croire, et jusqu'à quel point.
Cette mécanique a deux conséquences :
- Un témoignage solide peut faire condamner, même en l'absence de preuve matérielle directe.
- Un témoignage faible ou contredit peut faire acquitter, même quand la preuve circonstancielle paraît accablante.
C'est pourquoi la préparation des témoignages — ceux que la défense présente, comme la lecture critique de ceux que la Couronne entend offrir — est l'une des étapes les plus déterminantes de tout dossier criminel.
« Le procès se gagne souvent sur le terrain où l'on s'est le mieux préparé. En matière criminelle, ce terrain s'appelle le témoignage. »