AVOCAT CRIMINEL 24/7
  • Accueil
    • Philosophie
    • Honoraires
    • Aide juridique
    • Avis google
    • Blogue
    • Contact
    • Médias
    • Politique de confidentialité
  • SERVICES EN LIGNE
    • FORMULAIRE
    • RENDEZ-VOUS
    • APPLI POUR CLIENTS
    • FAIRE UN PAIEMENT
  • Droit criminel
    • Procédures >
      • Enquête policière
      • Perquisitions
      • Mandat d'arrestation
      • Fouilles
      • Arrestation >
        • Droit au silence
        • Droit à l'avocat
      • Procédure sommaire
      • Mise en accusation
      • Jeunes contrevenants
      • Étapes d'un dossier criminel >
        • Comparution
        • Enquête caution
        • Enquête préliminaire
        • Témoignages
        • Éléments essentiels
      • L'audition d'un procès >
        • Juge seul ou Cour provinciale
        • Juge et jury
      • Moyens de défense >
        • Légitime défense
        • Défense des biens
        • Intoxication involontaire
        • Arrestation illégale
        • Perquisition illégale
        • Délais déraisonnables
      • Peines >
        • Absolutions
        • Engagement de paix | Art. 810
        • Casier judiciaire >
          • Pardon et waver
        • Sentence suspendue & ordonnance de probation
        • Prison discontinue
        • Emprisonnement
        • Délinquant à contrôler ou dangereux
        • Travaux communautaires
        • Emprisonnement avec sursis
      • Appels >
        • Cour supérieure du Québec
        • Cour d'appel du Québec
        • Cour suprême du Canada
    • Crimes sexuels >
      • Agression sexuelle
      • Contact sexuel
      • Leurre informatique
      • Action indécente
      • Pornographie juvénile
      • Proxénétisme et traite de personnes
      • Registre des délinquants sexuels
    • Crimes contre la personne >
      • Voies de fait
      • Harcèlement criminel
      • Intimidation
      • Vol qualifié
      • Violence conjugale
      • Extorsion
      • Séquestration
      • Négligence criminelle
      • Enlèvement
    • Crimes contre les biens >
      • Vol et recel
      • Méfait
      • Incendie criminel
      • Introduction par effraction
    • Fraudes et corruption >
      • Fraude
      • Vol d'identité
      • Entrave
      • Méfait public
      • Corruption et désobéissance
      • Abus de confiance
    • Drogues >
      • Possession simple
      • Possession conjointe
      • Possession dans le but et trafic
      • Production
      • Importation
    • Véhicules à moteur >
      • Capacités affaiblies
      • Drogue au volant
      • Conduite dangereuse
      • Délit de fuite
    • Participation à une infraction
    • Armes à feu >
      • Interdiction de posséder des armes à feu
      • Possession illégale d'une arme à feu
      • Entreposage négligent d'une arme à feu
      • Armes à feu prohibées
      • Braquer une arme à feu
      • Usage d'une arme à feu
    • Bris de conditions
    • Terrorisme
    • Meurtre et homicide
  • Droit pénal
    • Grand excès de vitesse
    • Points d'inaptitude
    • Permis restreint
    • Cellulaire au volant
  • Tribunaux
    • Montréal >
      • Palais de justice de Montréal
      • Cour municipale de Montréal
      • Tribunal de la jeunesse
    • Montérégie >
      • Palais de justice de Longueuil
      • Palais de justice de Saint-Hyacinthe
      • Palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield
      • Palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu
      • Palais de justice de Sorel-Tracy
    • Laval, Laurentides et Lanaudière >
      • Palais de justice de Laval
      • Palais de justice de Saint-Jérôme
      • Palais de justice de Mont-Laurier
    • Estrie et Centre-du-Québec >
      • Palais de justice de Sherbrooke
      • Palais de justice de Drummondville
      • Palais de justice de Magog
      • Palais de justice de Lac-Mégantic
      • Palais de justice de Granby
      • Palais de justice de Victoriaville
    • Outaouais >
      • Palais de justice de Gatineau
      • Palais de justice de Campbell's Bay
      • Palais de justice de Maniwaki
    • Mauricie >
      • Palais de justice de Trois-Rivières
      • Palais de justice de Shawinigan
      • Palais de justice de La Tuque
    • Québec et Chaudière-Appalaches >
      • Palais de justice de Québec
      • Palais de justice de Montmagny
      • Palais de justice de La Malbaie
      • Palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce
      • Palais de justice de Thetford Mines
    • Saguenay et Côte-Nord >
      • Palais de justice de Chicoutimi
      • Palais de justice de Roberval
      • Palais de justice d'Alma
      • Palais de justice de Dolbeau-Mistassini
      • Palais de justice de Baie-Comeau
      • Point de service de Forestville
      • Palais de justice de Sept-Iles
    • Bas-Saint-Laurent >
      • Palais de justice de Rimouski
      • Palais de justice de Rivière-du-Loup
      • Palais de justice de Matane
    • Gaspésie >
      • Palais de justice de Percé
      • Palais de justice de Havre-Aubert
      • Palais de justice de New-Carlisle
      • Point de service de Gaspé
      • Point de service de Sainte-Anne-des-Monts
      • Point de service de Carleton-sur-Mer
    • Abitibi >
      • Palais de justice de Rouyn-Noranda
      • Point de service de Senneterre
      • Point de service de La Sarre
      • Palais de justice de Chibougamau
      • Palais de justice de Kuujjuaq
      • Palais de justice d'Amos
      • Palais de justice de Val d'Or
      • Palais de justice de Ville-Marie
    • Cours municipales
    • Points de service | Cour itinérante >
      • Chisasibi
      • Eastmain
      • Inukjuak
      • Kuujjuaraapik
      • Mistissini
      • Puvirnituq
      • Salluit
      • Whapmagoostui
  • English
    • Online services >
      • Electronic form
      • Quick appointment
      • App for clients
      • Make a payment
    • Criminal law
    • Penal Law
  • Accueil
    • Philosophie
    • Honoraires
    • Aide juridique
    • Avis google
    • Blogue
    • Contact
    • Médias
    • Politique de confidentialité
  • SERVICES EN LIGNE
    • FORMULAIRE
    • RENDEZ-VOUS
    • APPLI POUR CLIENTS
    • FAIRE UN PAIEMENT
  • Droit criminel
    • Procédures >
      • Enquête policière
      • Perquisitions
      • Mandat d'arrestation
      • Fouilles
      • Arrestation >
        • Droit au silence
        • Droit à l'avocat
      • Procédure sommaire
      • Mise en accusation
      • Jeunes contrevenants
      • Étapes d'un dossier criminel >
        • Comparution
        • Enquête caution
        • Enquête préliminaire
        • Témoignages
        • Éléments essentiels
      • L'audition d'un procès >
        • Juge seul ou Cour provinciale
        • Juge et jury
      • Moyens de défense >
        • Légitime défense
        • Défense des biens
        • Intoxication involontaire
        • Arrestation illégale
        • Perquisition illégale
        • Délais déraisonnables
      • Peines >
        • Absolutions
        • Engagement de paix | Art. 810
        • Casier judiciaire >
          • Pardon et waver
        • Sentence suspendue & ordonnance de probation
        • Prison discontinue
        • Emprisonnement
        • Délinquant à contrôler ou dangereux
        • Travaux communautaires
        • Emprisonnement avec sursis
      • Appels >
        • Cour supérieure du Québec
        • Cour d'appel du Québec
        • Cour suprême du Canada
    • Crimes sexuels >
      • Agression sexuelle
      • Contact sexuel
      • Leurre informatique
      • Action indécente
      • Pornographie juvénile
      • Proxénétisme et traite de personnes
      • Registre des délinquants sexuels
    • Crimes contre la personne >
      • Voies de fait
      • Harcèlement criminel
      • Intimidation
      • Vol qualifié
      • Violence conjugale
      • Extorsion
      • Séquestration
      • Négligence criminelle
      • Enlèvement
    • Crimes contre les biens >
      • Vol et recel
      • Méfait
      • Incendie criminel
      • Introduction par effraction
    • Fraudes et corruption >
      • Fraude
      • Vol d'identité
      • Entrave
      • Méfait public
      • Corruption et désobéissance
      • Abus de confiance
    • Drogues >
      • Possession simple
      • Possession conjointe
      • Possession dans le but et trafic
      • Production
      • Importation
    • Véhicules à moteur >
      • Capacités affaiblies
      • Drogue au volant
      • Conduite dangereuse
      • Délit de fuite
    • Participation à une infraction
    • Armes à feu >
      • Interdiction de posséder des armes à feu
      • Possession illégale d'une arme à feu
      • Entreposage négligent d'une arme à feu
      • Armes à feu prohibées
      • Braquer une arme à feu
      • Usage d'une arme à feu
    • Bris de conditions
    • Terrorisme
    • Meurtre et homicide
  • Droit pénal
    • Grand excès de vitesse
    • Points d'inaptitude
    • Permis restreint
    • Cellulaire au volant
  • Tribunaux
    • Montréal >
      • Palais de justice de Montréal
      • Cour municipale de Montréal
      • Tribunal de la jeunesse
    • Montérégie >
      • Palais de justice de Longueuil
      • Palais de justice de Saint-Hyacinthe
      • Palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield
      • Palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu
      • Palais de justice de Sorel-Tracy
    • Laval, Laurentides et Lanaudière >
      • Palais de justice de Laval
      • Palais de justice de Saint-Jérôme
      • Palais de justice de Mont-Laurier
    • Estrie et Centre-du-Québec >
      • Palais de justice de Sherbrooke
      • Palais de justice de Drummondville
      • Palais de justice de Magog
      • Palais de justice de Lac-Mégantic
      • Palais de justice de Granby
      • Palais de justice de Victoriaville
    • Outaouais >
      • Palais de justice de Gatineau
      • Palais de justice de Campbell's Bay
      • Palais de justice de Maniwaki
    • Mauricie >
      • Palais de justice de Trois-Rivières
      • Palais de justice de Shawinigan
      • Palais de justice de La Tuque
    • Québec et Chaudière-Appalaches >
      • Palais de justice de Québec
      • Palais de justice de Montmagny
      • Palais de justice de La Malbaie
      • Palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce
      • Palais de justice de Thetford Mines
    • Saguenay et Côte-Nord >
      • Palais de justice de Chicoutimi
      • Palais de justice de Roberval
      • Palais de justice d'Alma
      • Palais de justice de Dolbeau-Mistassini
      • Palais de justice de Baie-Comeau
      • Point de service de Forestville
      • Palais de justice de Sept-Iles
    • Bas-Saint-Laurent >
      • Palais de justice de Rimouski
      • Palais de justice de Rivière-du-Loup
      • Palais de justice de Matane
    • Gaspésie >
      • Palais de justice de Percé
      • Palais de justice de Havre-Aubert
      • Palais de justice de New-Carlisle
      • Point de service de Gaspé
      • Point de service de Sainte-Anne-des-Monts
      • Point de service de Carleton-sur-Mer
    • Abitibi >
      • Palais de justice de Rouyn-Noranda
      • Point de service de Senneterre
      • Point de service de La Sarre
      • Palais de justice de Chibougamau
      • Palais de justice de Kuujjuaq
      • Palais de justice d'Amos
      • Palais de justice de Val d'Or
      • Palais de justice de Ville-Marie
    • Cours municipales
    • Points de service | Cour itinérante >
      • Chisasibi
      • Eastmain
      • Inukjuak
      • Kuujjuaraapik
      • Mistissini
      • Puvirnituq
      • Salluit
      • Whapmagoostui
  • English
    • Online services >
      • Electronic form
      • Quick appointment
      • App for clients
      • Make a payment
    • Criminal law
    • Penal Law
Prison discontinue au Québec — emprisonnement les fins de semaine | art. 732 C.cr. | Boudreau avocats inc.
Contact ☎ 514 903-9922 ✉ [email protected] ⚑ 19 rue Le Royer Ouest, bur. 202, Montréal ⌚ Disponible 24/7
Logo Boudreau avocats inc. Boudreau avocats inc. Droit criminel & pénal ☎ 514 903-9922
Droit criminel — Sentence et détermination de la peine

La prison discontinue : purger sa peine les fins de semaine pour garder son emploi.

L'article 732 du Code criminel permet à un tribunal d'ordonner qu'une peine de 90 jours ou moins soit purgée de manière discontinue — typiquement les fins de semaine — laissant le condamné libre en semaine pour maintenir son travail, ses obligations familiales et sa vie dans la communauté. Me Boudreau plaide systématiquement pour cette option lorsqu'un client y est admissible et que les circonstances le justifient.

☎ Consulter Me Boudreau Comment ça fonctionne

Sur cette page

Fonctionnement Admissibilité Probation obligatoire Avantages Violation des conditions Comment l'obtenir Discontinue vs. sursis Questions fréquentes
01 — Fonctionnement

Comment fonctionne l'emprisonnement discontinu ?

L'emprisonnement discontinu — aussi appelé prison discontinue ou prison de fin de semaine — est une modalité d'exécution de peine prévue à l'article 732 du Code criminel. Plutôt que d'être incarcéré de manière continue, le condamné purge ses jours de détention de façon fractionnée selon un horaire fixé par le tribunal.

Le schéma le plus courant est la détention du vendredi soir au dimanche soir (ou lundi matin), répétée chaque semaine jusqu'à ce que la totalité de la peine soit purgée. Le condamné est libre en semaine et se présente volontairement à l'établissement désigné chaque vendredi.

LunLibre
MarLibre
MerLibre
JeuLibre
VenDétenu
SamDétenu
DimDétenu
Jours libres — travail, famille, obligations Jours de détention — établissement correctionnel
Calcul de la durée : une peine de 90 jours en discontinu s'étale sur environ 30 fins de semaine (90 ÷ 3 jours par fin de semaine). Cela représente environ sept mois et demi de calendrier, pendant lesquels le condamné est libre en semaine et détenu chaque fin de semaine.

Les modalités précises — jour et heure d'entrée, jour et heure de sortie, établissement désigné — sont fixées dans l'ordonnance du tribunal. Le condamné reçoit un document écrit précisant son horaire de présentation. C'est au juge de déterminer les jours spécifiques selon les ressources disponibles dans l'établissement concerné et les contraintes présentées par la défense.

02 — Admissibilité

Qui peut bénéficier de la prison discontinue ?

L'article 732(1) C.cr. pose des conditions précises. Toutes doivent être remplies pour que le tribunal ait le pouvoir d'ordonner l'emprisonnement discontinu.

Condition Détail Admissible ?
Durée de la peine La peine d'emprisonnement doit être de 90 jours ou moins. Une peine de 91 jours ferme exclut complètement cette option. ✓ Requis
Absence de peine minimale incompatible L'infraction ne doit pas comporter une peine minimale obligatoire qui s'opposerait à la forme discontinue. ✓ Requis
Ordonnance de probation La loi exige qu'une ordonnance de probation accompagne obligatoirement la peine discontinue pour les périodes où le condamné n'est pas incarcéré. ✓ Obligatoire
Établissement disponible L'établissement correctionnel désigné doit être en mesure d'accueillir le condamné selon le calendrier prévu. En pratique, au Québec, cette logistique est généralement possible. ✓ Requis
Infractions avec arme à feu Certaines infractions comportant une peine minimale d'emprisonnement liée à l'usage d'une arme à feu peuvent être incompatibles avec l'emprisonnement discontinu selon la jurisprudence applicable. ✗ Vérifier
La limite de 90 jours est absolue : si la peine globale est de 91 jours ou plus, l'emprisonnement discontinu est impossible — même pour une seule journée de dépassement. C'est pourquoi, dans les négociations sur la peine, Me Boudreau s'assure que la durée proposée respecte ce seuil lorsque la prison discontinue est l'objectif visé.

Le tribunal dispose d'une discrétion pour accorder ou refuser l'emprisonnement discontinu, même si les conditions légales sont remplies. Les facteurs pris en compte incluent la nature de l'infraction, le passé criminel de l'accusé, ses obligations d'emploi et familiales, et la sécurité du public. C'est ici que la représentation par avocat est déterminante.

03 — Probation obligatoire

L'ordonnance de probation : l'autre face de la médaille

La loi est formelle : le tribunal doit assortir une peine d'emprisonnement discontinu d'une ordonnance de probation. Cette probation couvre les jours et heures où le condamné n'est pas incarcéré — en pratique, toute la semaine lorsque la détention est limitée aux fins de semaine.

📄

Durée de la probation

La probation liée à une prison discontinue peut durer jusqu'à trois ans, même si la peine d'emprisonnement est courte. Les conditions sont fixées par le tribunal selon le profil du condamné et la nature de l'infraction. La probation court pendant toute la période d'exécution de la peine discontinue et peut se prolonger au-delà.

📋

Conditions typiques de probation

Obligation de garder la paix et d'avoir bonne conduite, de comparaître devant le tribunal si requis, d'aviser le tribunal ou l'agent de probation de tout changement d'adresse ou d'emploi, de se présenter à l'agent de probation selon la fréquence fixée, et toute autre condition raisonnable liée à la situation.

⚠

Conditions optionnelles

Le tribunal peut imposer des conditions spécifiques : interdiction de communiquer avec certaines personnes, abstinence d'alcool ou de drogues, obligation de suivre un traitement, de s'abstenir de fréquenter certains endroits, ou d'accomplir des travaux communautaires pendant les jours où le condamné est libre.

☠

Violation de probation

Manquer à une condition de probation constitue une infraction distincte (art. 733.1 C.cr.), punissable d'une amende, d'une peine de prison ou des deux. Une violation peut également amener le tribunal à modifier les conditions de la peine d'emprisonnement discontinu ou à la convertir en emprisonnement continu.

Me Boudreau négocie les conditions de probation : les conditions de probation peuvent être lourdes si elles sont imposées sans représentation. Me Boudreau présente des recommandations ciblées sur les conditions les moins intrusives qui répondent aux préoccupations du tribunal, en tenant compte de la réalité professionnelle et familiale de chaque client.
04 — Pourquoi demander cette peine

Les avantages concrets de la prison de fin de semaine

Prison discontinue — fins de semaine
  • Maintien de l'emploi en semaine — aucune perte de revenu
  • Présence auprès des enfants et de la famille en semaine
  • Préservation du logement et des obligations financières
  • Pas d'interruption de traitements médicaux ou thérapies suivis en semaine
  • Impact minimal sur la réputation professionnelle
  • Possibilité de continuer des études ou formations
  • Réhabilitation facilitée — maintien des liens sociaux
  • Exécution dans un établissement provincial local
Emprisonnement continu — même durée
  • Perte d'emploi quasi inévitable — 90 jours d'absence continue
  • Séparation familiale complète pendant la détention
  • Risque de perte de logement et accumulation de dettes
  • Interruption de traitements médicaux ou programmes suivis
  • Stigmatisation professionnelle accrue
  • Interruption des études ou formations en cours
  • Isolement — rupture des liens sociaux positifs
  • Même établissement provincial — aucun avantage comparatif
L'argument de la réhabilitation : la Cour suprême a reconnu que le maintien des liens d'emploi et familiaux durant l'exécution de la peine sert les objectifs de réhabilitation et de réinsertion que le Code criminel place au cœur de la détermination de la peine. Me Boudreau structure ses représentations autour de cet argument pour convaincre le tribunal.
05 — Violation

Que se passe-t-il si on ne se présente pas à l'établissement ?

Le condamné qui omet de se présenter à l'établissement correctionnel à l'heure et au jour prévus s'expose à des conséquences sérieuses. L'emprisonnement discontinu repose sur le principe que le condamné respecte scrupuleusement son calendrier de détention.

Défaut de se présenter — infraction criminelle

Ne pas se présenter à l'établissement au moment fixé constitue une violation des conditions de la peine. Ce manquement peut être poursuivi en vertu de l'article 733.1 C.cr. (violation de probation) ou de dispositions spécifiques relatives à l'exécution de la peine. Une nouvelle accusation criminelle s'ajoute au dossier.

Comparution devant le tribunal

Après arrestation ou citation à comparaître, le condamné doit se présenter devant le tribunal qui a prononcé la peine originale. Le procureur expose le manquement. Me Boudreau peut représenter le client à cette audition pour expliquer les circonstances et minimiser les conséquences.

Révision des conditions — conversion possible

Le tribunal peut modifier les modalités d'exécution de la peine discontinue, imposer des conditions plus strictes, ou — dans les cas les plus graves — ordonner que le solde de la peine soit purgé de manière continue en établissement. Une seule absence sans motif valable peut suffire pour cette sanction.

Nouvelle peine pour violation de probation

La violation des conditions de l'ordonnance de probation liée à l'emprisonnement discontinu peut entraîner une peine additionnelle pouvant aller jusqu'à 2 ans d'emprisonnement pour une mise en accusation, ou jusqu'à 18 mois par procédure sommaire.

En cas d'urgence — maladie, accident : si un empêchement légitime survient (hospitalisation, accident grave), il faut contacter immédiatement l'établissement correctionnel et l'avocat. Un certificat médical doit être obtenu sans délai. Les tribunaux font preuve d'une certaine compréhension pour les empêchements graves et documentés, mais l'absence non justifiée n'est jamais tolérée.
06 — Obtenir cette peine

Comment obtenir une peine d'emprisonnement discontinu

L'emprisonnement discontinu n'est pas accordé automatiquement — il faut le demander expressément et le justifier. Voici comment Me Boudreau procède pour maximiser les chances d'obtenir cette forme de peine.

Évaluation de l'admissibilité

Analyse de l'infraction reprochée, de la fourchette de peine applicable, de l'existence ou non d'une peine minimale obligatoire, et du profil de l'accusé. Si la peine envisagée dépasse 90 jours, Me Boudreau négocie pour la ramener sous ce seuil dans le cadre d'un plaidoyer.

Constitution du dossier de sentence

Rassemblement des preuves favorables : lettres d'employeur confirmant le maintien du poste sous condition, preuves des obligations familiales (garde d'enfants, soins à un proche), participation à des programmes de thérapie, lettres de support de l'entourage, et tout élément démontrant la réhabilitation en cours.

Négociation avec la Couronne

Dans un contexte de plaidoyer négocié, Me Boudreau s'entend avec le procureur de la Couronne sur une recommandation conjointe incluant la prison discontinue. Une recommandation commune lie pratiquement le tribunal, sauf si la peine est contraire à l'intérêt public ou jette le discrédit sur l'administration de la justice (R. c. Anthony-Cook, 2016 CSC 43).

Plaidoyer sur sentence devant le tribunal

Si la Couronne ne s'entend pas, Me Boudreau présente des représentations complètes : texte de loi, jurisprudence favorable, profil du client, impact de l'emploi et de la famille, et projection réaliste de la réhabilitation. L'objectif est de convaincre le juge que l'emprisonnement discontinu sert mieux les objectifs du Code criminel qu'une incarcération continue.

Fixation du calendrier

Une fois la peine ordonnée, les modalités précises (jour d'entrée, heure, établissement désigné) sont consignées dans l'ordonnance. Me Boudreau s'assure que le calendrier est réaliste et compatible avec les obligations d'emploi du client.

07 — Comparaison

Prison discontinue vs. sursis d'emprisonnement : laquelle choisir ?

Ces deux formes de peine permettent d'éviter l'incarcération continue, mais elles sont très différentes dans leur nature et leurs conditions d'admissibilité. Le choix entre les deux dépend des circonstances spécifiques du dossier.

Critère Prison discontinue (art. 732) Sursis d'emprisonnement (art. 742.1)
Durée maximale 90 jours Moins de 2 ans
Lieu d'exécution Établissement correctionnel les fins de semaine Dans la communauté, à domicile (avec couvre-feu)
Détention réelle Oui — incarcération effective les fins de semaine Non — aucune incarcération si conditions respectées
Infractions exclues Infractions avec peine minimale supérieure à 90 jours Liste d'exclusions plus longue (art. 742.1(c)(d)) — violence grave, infractions sexuelles sur mineurs, armes à feu, etc.
Conditions associées Probation obligatoire hors détention Conditions de sursis strictes (couvre-feu, assignation, etc.)
Liberté de mouvement Totale en semaine Restreinte 24/7 — couvre-feu, assignation à résidence souvent requise
Préférence stratégique Idéale pour les courtes peines où l'emploi est crucial Préférable pour les peines plus longues ou lorsque toute incarcération doit être évitée
La stratégie optimale : dans certains dossiers, il peut être préférable de viser le sursis même pour une courte peine, car il évite toute incarcération. Dans d'autres, la prison discontinue est plus facilement accordée par le tribunal et offre plus de liberté de mouvement en semaine. Me Boudreau évalue quelle option est la plus réaliste et la plus avantageuse selon les faits et le profil de chaque client, et adapte sa stratégie en conséquence.
Questions fréquentes

La prison discontinue au Québec

Peut-on demander la prison discontinue pour n'importe quelle infraction criminelle ? +

Non. Deux conditions légales doivent être remplies : la peine infligée doit être de 90 jours ou moins, et l'infraction ne doit pas comporter une peine minimale d'emprisonnement incompatible avec une exécution discontinue. En pratique, la prison discontinue est accessible pour la majorité des infractions moins graves — voies de fait simples, infractions contre les biens, conduite avec facultés affaiblies (première infraction dans certains cas), infractions routières graves, etc. Pour les infractions plus sérieuses comportant des peines minimales, l'analyse doit être faite au cas par cas avec un avocat.

La prison de fin de semaine donne-t-elle un casier judiciaire ? +

Oui. L'emprisonnement discontinu est une peine d'emprisonnement à tous égards — la modalité d'exécution (fins de semaine) ne change pas la nature de la condamnation. Un casier judiciaire est inscrit au même titre que pour une incarcération continue. Cela peut avoir des conséquences pour les voyages aux États-Unis, certaines professions réglementées et les demandes d'immigration. Me Boudreau discute systématiquement de ces impacts collatéraux avec ses clients avant la sentence.

Combien de fins de semaine faut-il purger pour une peine de 60 jours ? +

Une peine de 60 jours en mode discontinu de vendredi soir à dimanche soir représente 20 fins de semaine (60 jours ÷ 3 jours par fin de semaine), soit environ cinq mois de calendrier. Si la modalité est de deux jours par fin de semaine (samedi-dimanche), cela donne 30 fins de semaine — soit environ sept mois et demi. Les modalités exactes sont fixées par le tribunal dans l'ordonnance de sentence.

Peut-on voyager ou quitter la province pendant la prison discontinue ? +

Pendant les jours de liberté (en semaine), le condamné n'est généralement pas restreint dans ses déplacements par la peine d'emprisonnement elle-même — mais les conditions de la probation obligatoire peuvent inclure des restrictions de déplacement. Si aucune condition de probation n'interdit les voyages, les déplacements hors province sont théoriquement permis en semaine, à condition de revenir avant le début de la période de détention. Il est toutefois conseillé de vérifier avec Me Boudreau avant tout voyage pour s'assurer qu'aucune condition n'y fait obstacle.

Que se passe-t-il si je change d'emploi ou perds mon travail pendant la peine ? +

Un changement d'emploi ou une perte de travail doit être signalé à l'agent de probation si cette obligation figure dans les conditions de la probation. Cela ne remet pas en question la modalité discontinue de la peine à moins qu'un changement de circonstances n'amène le tribunal à reconsidérer les conditions. Si la peine a été accordée principalement pour permettre le maintien d'un emploi précis, et que cet emploi disparaît, il est conseillé de consulter Me Boudreau pour évaluer l'impact et, au besoin, présenter des représentations au tribunal.

Un employeur peut-il être mis au courant de la prison discontinue ? +

Le condamné n'a pas l'obligation légale d'informer son employeur de sa peine, sauf si son contrat ou les règles de sa profession l'exigent (ex. : professions réglementées, emplois dans la fonction publique ou exigeant une habilitation de sécurité). Dans la pratique, la prison discontinue est précisément conçue pour minimiser l'impact sur l'emploi — l'absence se limitant aux fins de semaine, ce qui est souvent invisible professionnellement.

La Couronne peut-elle s'opposer à une demande de prison discontinue ? +

Oui. Le procureur de la Couronne peut plaider contre l'emprisonnement discontinu, notamment dans des dossiers où la nature de l'infraction, la gravité des faits ou le passé criminel de l'accusé militent en faveur d'une sanction plus sévère. Dans ces cas, Me Boudreau présente une argumentation complète pour contrebalancer la position de la Couronne et convaincre le tribunal que la prison discontinue est une sanction juste et appropriée compte tenu de tous les facteurs pertinents.

La prison discontinue peut-elle être combinée avec d'autres conditions ? +

Oui. En plus de la probation obligatoire, le tribunal peut assortir la peine d'une ordonnance d'interdiction de conduire, d'une ordonnance de non-communication, d'une ordonnance de dédommagement à la victime, d'une ordonnance de prélèvement d'ADN, ou d'une obligation de traitement. Ces conditions additionnelles font l'objet de représentations distinctes par Me Boudreau pour en minimiser l'impact sur la vie quotidienne du client.

Cabinet Boudreau avocats inc.

Garder votre emploi et vos obligations familiales — c'est possible.

La prison discontinue n'est pas accordée automatiquement — elle se plaide. Me Boudreau prépare chaque dossier de sentence avec rigueur pour maximiser vos chances d'obtenir cette option. Consultation disponible 24/7.

☎ 514 903-9922 ✉ Écrire à Me Boudreau
Boudreau avocats inc.

19 rue Le Royer Ouest
Bureau 202
Montréal (QC) H2Y 1W4

☎ 514 903-9922
✉ [email protected]

Peines et sentences

  • Emprisonnement
  • Prison discontinue
  • Probation
  • Absolution
  • Casier judiciaire
  • Pardon / suspension du casier

Infractions contre la personne

  • Voies de fait
  • Agression sexuelle
  • Séquestration
  • Enlèvement
  • Menaces et harcèlement

Infractions routières

  • Facultés affaiblies
  • Grand excès de vitesse
  • Cellulaire au volant
  • Points d'inaptitude

Palais de justice

  • Montréal
  • Laval
  • Québec
  • Longueuil
  • Rimouski — Bas-Saint-Laurent

© 2026 Cabinet Boudreau avocats inc. Tous droits réservés. — Le contenu de ce site est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. La consultation d'un avocat est nécessaire pour toute situation particulière.

514 903-9922

UN SEUL NUMÉRO À RETENIR.

514 903-9922.

Photo
Photo
Image
Témoins (cookies) — votre consentement

Nous utilisons des témoins pour assurer le bon fonctionnement du site et analyser le trafic. Conformément à la Loi 25, vous pouvez accepter, refuser ou personnaliser votre choix. Politique de confidentialité

Personnaliser vos préférences

Vous pouvez activer ou désactiver chaque catégorie de témoins individuellement. Vos choix peuvent être modifiés en tout temps via le lien « Préférences témoins » au bas du site.

Témoins essentiels

Nécessaires au fonctionnement du site (sécurité, formulaires de contact). Toujours actifs. Aucune donnée d'analyse ou de marketing.

Statistiques et analyse

Nous aident à comprendre comment les visiteurs utilisent le site (Google Analytics 4 via Google Tag Manager). Données agrégées et anonymisées.

Marketing et personnalisation

Permettent d'afficher des publicités pertinentes ou de mesurer des campagnes. Actuellement non utilisés sur ce site, mais disponibles si vous donnez votre consentement.