L'article 10b) de la Charte canadienne
« Chacun a le droit, en cas d'arrestation ou de détention : […] b) d'avoir recours sans délai à l'assistance d'un avocat et d'être informé de ce droit. »
— Charte canadienne des droits et libertés, art. 10b)Ce court paragraphe contient une mécanique constitutionnelle puissante. Il impose à l'État deux obligations distinctes : (1) informer sans délai la personne détenue de son droit à l'avocat, et (2) lui donner les moyens raisonnables d'exercer ce droit avant de poursuivre l'enquête. La jurisprudence parle des « volets informationnel » et « de mise en application ».
Le droit à l'avocat fonctionne en parallèle avec le droit au silence : on garde le silence jusqu'à avoir consulté un avocat, et on consulte un avocat avant de décider quoi dire à la police.
« Le droit à l'avocat n'est pas un courtoisie : c'est la pierre angulaire d'une procédure équitable. Sans lui, l'accusé fait face seul à toute la machine de l'État. »