Les trois grandes familles de moyens de défense
Avant d'entrer dans le détail, il est utile de comprendre comment se classent les moyens de défense. Une stratégie de défense efficace combine souvent plusieurs moyens à la fois.
Défenses substantielles
Visent le fond du dossier — soit en niant un élément essentiel de l'infraction (intention, identité, acte), soit en justifiant ou excusant le geste reproché.
- Doute raisonnable
- Légitime défense, défense des biens
- Nécessité, contrainte
- Aliénation mentale
- Alibi, identité erronée
- Erreur de fait, consentement
- Provocation, intoxication
Défenses procédurales
S'attaquent au déroulement du dossier — délais, vices procéduraux, abus de la part de la poursuite ou des autorités.
- Délais déraisonnables (R. c. Jordan)
- Abus de procédure
- Vices dans l'enquête préliminaire
- Divulgation tardive ou incomplète
- Provocation policière (entrapment)
Défenses fondées sur la Charte
Invoquent une violation des droits constitutionnels de l'accusé pour exclure une preuve ou obtenir un autre remède (art. 24).
- Art. 7 — vie, liberté, sécurité
- Art. 8 — fouilles abusives
- Art. 9 — détention arbitraire
- Art. 10 — droits à l'arrestation
- Art. 11b) — délai raisonnable
- Exclusion sous l'art. 24(2)
« Le bon moyen de défense, c'est celui qui correspond aux faits du dossier — pas celui qui sonne bien. Toute stratégie commence par une analyse rigoureuse de la divulgation. »