Trois catégories d'armes à feu — un régime pénal distinct
Le Code criminel et la Loi sur les armes à feu distinguent trois grandes catégories d'armes à feu, et c'est cette catégorisation qui détermine la sévérité des infractions et des peines applicables. Comprendre cette typologie est essentiel : la même conduite (« avoir une arme à feu chez soi sans permis ») peut donner lieu à une accusation très différente selon la catégorie d'arme en cause.
Armes sans restriction
Carabines et fusils de chasse ordinaires. Régime le moins sévère.
Armes à autorisation restreinte
Armes de poing autorisées, certaines carabines à canon court, certaines armes semi-automatiques. Permis distinct requis (PPA-AR).
Armes prohibées
Armes automatiques, armes de poing à canon court, armes converties à autorisation restreinte « grandfathered » et autres armes spécifiquement prohibées par règlement. Régime le plus sévère.
« Pour la même conduite matérielle, l'accusation peut varier d'une infraction hybride passible de moins de 5 ans à un acte criminel passible de 10 ans. La catégorie d'arme est déterminante. »
Toutes les infractions abordées sur cette page exigent que le ministère public démontre, hors de tout doute raisonnable, les éléments constitutifs (actus reus et mens rea) propres à l'article invoqué. La possession, en droit criminel, peut être personnelle, d'autrui (sous le contrôle d'autrui mais à la connaissance de l'accusé) ou conjointe — selon la définition de l'article 4(3) C.cr.