Les sources du droit criminel canadien
Le droit criminel canadien repose sur trois sources principales. La première, et la plus importante, est le Code criminel du Canada (L.R.C. 1985, ch. C-46). Adopté en 1892, il codifie la quasi-totalité des infractions criminelles applicables d'un océan à l'autre. Il est régulièrement modifié par le Parlement fédéral pour suivre l'évolution de la société.
La deuxième source est la Charte canadienne des droits et libertés, enchâssée dans la Loi constitutionnelle de 1982. Elle établit les droits fondamentaux de toute personne accusée : présomption d'innocence, droit au silence, droit à l'avocat, protection contre les fouilles abusives, droit à un procès dans un délai raisonnable. La Charte est la pierre angulaire de toute défense criminelle moderne.
La troisième source regroupe les lois fédérales connexes : la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (LRCDAS), la Loi sur le cannabis, la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA), la Loi sur les armes à feu, etc. La jurisprudence — en particulier celle de la Cour suprême du Canada — complète ces textes et en fixe l'interprétation.
« En matière criminelle, le texte législatif n'est que la moitié de la réponse. La jurisprudence, qui l'interprète et l'applique, en est l'autre moitié. »